FO signe le projet d’ANI AGIRC-ARRCO !

La cinquième et dernière séance paritaire de la négociation sur le pilotage stratégique de l’AGIRC-ARRCO en fin de semaine dernière a permis d’aboutir à un projet d’accord national interprofessionnel.

FO a obtenu une revalorisation des pensions de 4,9% au 1er novembre 2023, plus importante que celle que proposait le patronat.

FO a également obtenu la suppression du coefficient de solidarité (bonus-malus) de manière totale et pour tous ! Le malus sera supprimé à compter du 1er décembre 2023 pour nouveaux retraités. Le bonus est maintenu pour ceux qui en bénéficient déjà afin qu’ils ne le perdent pas. Il disparaîtra pour celles et ceux nées à compter du 1er septembre 1961 (première génération impactée par la réforme des retraites) pour des pensions liquidées au 1er décembre 2023.

Le projet d’ANI prévoit la mise en place, d’ici la fin du premier semestre 2024, d’un groupe de travail paritaire chargé de définir des dispositifs de solidarité en direction des allocataires du régime AGIRC-ARRCO, articulées avec les dispositifs déjà existants au sein du régime, ce qui répond à la demande de FO d’une discussion ultérieure sur des dispositifs de solidarité pour les petites pensions.

Enfin, FO a obtenu la sauvegarde du caractère paritaire et autonome de la gestion du régime AGIRC-ARRCO. Les interlocuteurs sociaux ont d’ailleurs précisé dans le préambule de l’accord que les ressources du régime ne devront être mobilisées que pour financer les prestations dont il assure le service à ses affiliés. Les interlocuteurs sociaux et ont su négocier et avancer sur un accord en vue de préserver la pérennité du régime.

Pour toutes ces raisons, FO a décidé de signer ce projet d’accord.

Solidarité avec Mayotte !

La Confédération Force ouvrière tient à apporter son soutien plein et entier au mouvement de grève lié à la crise de l’eau à l’ensemble de la population de Mayotte. Le manque d’eau a, notamment, pour conséquence que les épidémies et les maladies liées à l‘eau se multiplient et que l’hôpital ne peut plus soigner les habitants. De plus, la préfecture de Mayotte a décidé de couper l’eau deux jours sur trois, organisant des “tours d’eau” par zone géographique avec des quartiers qui ne sont plus du tout alimenté, le prix du pack de 6 bouteilles représente une somme colossale (entre 5 et 10 euros).

FO dénonce le manque d’investissement criant de l’Etat depuis la départementalisation de Mayotte qui a conduit à ce fléau et le manque de volonté du gouvernement à la mise en œuvre de solutions pérennes dans le 101ème département français. Les milliers de bouteilles d’eau envoyés correspondant à 3 jours de consommation pour les 300 000 habitants de l’île sont insuffisantes pour endiguer la pénurie d’eau potable.

FO rappelle que le droit d’accès à l’eau est un droit fondamental, depuis une résolution des Nations-Unis de 2010, « essentiel à la pleine jouissance de la vie et à l’exercice de tous les droits de l’homme ». FO demande l’application de cette résolution à Mayotte pour créer les conditions d’un accès universel à l’eau et à l’assainissement.

FO revendique une application pleine et entière des droits applicables à Mayotte et à l’ensemble des départements d’Outre-mer.

Israël – Palestine – cessez- le feu immédiat !

FO constate et déplore malheureusement une nouvelle fois que le conflit et les violences l’emportent entre Israël et la Palestine.

A nouveau, FO en appelle à ce que la communauté internationale agisse effectivement pour que cessent immédiatement les violences dont sont principalement victimes les populations civiles, les travailleurs et leurs familles dont beaucoup d’enfants.

Un cessez- le feu immédiat, l’arrêt des hostilités et l’établissement des conditions assurant à la population de vivre en sécurité et d’accéder aux besoins fondamentaux (soins, alimentation, logement) sont indispensables.

Avec la Confédération Syndicale Internationale, FO considère que la solution acceptable et durable est la mise en œuvre des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations unies et le lancement de négociations pour l’établissement des conditions économiques et sociales indispensables à la coexistence pacifique et en démocratie des États israéliens et palestiniens.

Journée mondiale pour le travail décent 2023 : l’heure est venue d’augmenter les salaires !

A l’occasion de la journée mondiale pour le travail décent du 7 octobre 2023, et à quelques jours seulement de la conférence sociale, Force Ouvrière partage le mot d’ordre de la Confédération Syndicale Internationale (CSI) pour cette journée d’action : l’heure est venue d’augmenter les salaires !

Le pouvoir d’achat des travailleurs subit la pression d’une inflation galopante. Pour FO, syndicat de la fiche de paie, la hausse des salaires, c’est une urgence vitale !

FO revendique une hausse significative du SMIC et la revalorisation immédiate du point d’indice de la fonction publique ainsi que le retour au mécanisme de l’échelle mobile des salaires, afin de mettre fin au tassement des grilles salariales et de préserver le pouvoir d’achat des travailleurs. FO rappelle également que l’égalité salariale entre les femmes et les hommes doit être une réalité et son exigence de voir aboutir dès maintenant son mot d’ordre : ”à travail de valeur égale, salaire égal” !

Enfin, FO partage les demandes de la CES à l’occasion de cette journée mondiale pour le travail décent : assurer des conditions de vie et de travail décentes pour les travailleurs de plateforme à travers la directive de l’UE en cours de négociation et soutenir l’initiative législative de l’UE pour des stages de qualité !

Mais où est donc passée la revalorisation« historique » des enseignants ?

Dès juin dernier et encore en cette rentrée scolaire, les ministres qui se sont succédé ainsi que le président Macron n’ont eu de cesse d’annoncer à grand renforts médiatiques une revalorisation« historique » des personnels de l’Education nationale. Le ministre Attal continue d’affirmer que ce seraient « entre 125 et 250 € net de plus qu’à la rentrée précédente » que les personnels enseignants devraient toucher. Les bulletins de paie du mois de septembre démontrent que les propos du ministre sont un nouveau mensonge, comme l’était d’ailleurs l’annonce d’une augmentation de 10% pour tous les enseignants annoncée par le président Macron durant la dernière campagne des élections présidentielles.

Quelques miettes indemnitaires en guise de revalorisation « historique » ! La réalité c’est que la grande majorité des personnels enseignants ne bénéficieront que du doublement de l’indemnité de suivi et d’accompagnement ou d’orientation des élèves (ISAE ou ISOE) soit moins de 100 € par mois. Une minorité d’enseignants, ceux qui sont dans les 7 premiers échelons de la classe normale, disposeront en outre d’une augmentation de la prime d’attractivité. Et enfin, une prime sera versée aux enseignants qui accepteront des tâches supplémentaires dans le cadre du « Pacte », ce qui ne constitue donc pas une revalorisation.

Quant aux autres personnels, RIEN !
Si ce n’est la décision d’augmenter de 1,5% la valeur du point –c’est-à-dire bien en deçà de l’inflation ! Et quelques mesurettes « Fonction publique « : prime pouvoir d’achat, GIPA, mesures « bas de grille » pour les trois grades de la catégorie C et les deux premiers grades de la catégorie B qui les maintient à peine au-dessus du SMIC, 5 points en plus sur toute la grille de toutes les catégories, soit environ 25 € brut par mois à compter du 1er janvier 2024.

Congés payés : un droit renforcé !

FO se félicite des décisions rendues par la Cour de cassation sur le droit aux congés payés. Elles constituent une importante avancée sociale pour les salariés en renforçant leur droit.

FO a intenté, ces dernières années, plusieurs actions en justice afin de mettre notre législation nationale en conformité avec le droit de l’Union européenne et garantir une meilleure effectivité des droits des salariés à leurs congés payés.

Une action en justice portée, notamment par FO, en responsabilité de l’Etat, a été gagnée en juillet dernier pour transposition incomplète de la directive « temps de travail » en matière de congés payés.

Dans une autre affaire FO, la Cour de cassation vient de juger qu’un salarié pouvait désormais reporter ses congés payés à l’issue de son congé parental.

Le même jour, il a été jugé qu’un salarié en maladie non professionnelle acquiert dorénavant des congés payés.

De plus, pour le salarié en maladie professionnelle ou accident du travail, la période d’acquisition des congés payés n’est plus cantonnée à la première année !

Les décisions de la Cour de cassation étant d’application immédiate et rétroactive, les employeurs n’auront d’autre choix que de s’y conformer, en accordant des congés payés, aux salariés en maladie ou de retour de congé parental, sans attendre une retranscription dans le code du travail. Ces jours de congés payés constitueront soit des jours de repos soit une indemnité de congés payés en cas de rupture du contrat de travail.

Projet de loi de finances 2024 : un assemblage d’incohérences et de contradictions !

Le projet de loi de finances 2024 a été présenté hier en conseil des ministres. Après
trois années marquées par le besoin urgent de dépenses publiques dans de
nombreux domaines comme la santé, l’éducation, la lutte contre la précarité, la
réindustrialisation… la parenthèse s’est refermée. La crise inflationniste et la hausse
des taux d’intérêt font resurgir les vieux dogmes budgétaires. Avec ce projet de
budget 2024, le gouvernement s’enferme dans des promesses, des incohérences et
des contradictions. Ainsi, promet-il de lutter contre l’inflation tout en mettant fin au
bouclier tarifaire ; d’investir « massivement » dans la transition écologique et dans
les services publics en réduisant les dépenses de l’Etat ; de réduire le déficit public
sans hausse d’impôts.

En réalité, ces économies ne peuvent qu’accélérer la dégradation des services
publics, cela sans examen ni de leur utilité, ni de leur pertinence économique.
Ce budget acte la fin progressive des boucliers énergétiques (15 mds d’euros)
rognant ainsi sur le pouvoir d’achat notamment des plus modestes. Ces mesures
détonnent avec le refus d’encadrer sérieusement les marges des entreprises.

Le gouvernement compte réaliser 1 milliard d’euros d’économies sur la politique de
l’emploi, en diminuant le nombre de contrats aidés et les moyens dédiés à la
formation des demandeurs d’emplois. En matière de logement, et face à la crise
sociale qui s’annonce, de simples rustines sont proposées comme la fin de la niche «
Pinel » et une refonte du prêt à taux zéro. En 2024, l’ensemble des économies
s’élèveront à 16 mds d’euros, dont une baisse de 5,2 mds d’euros pour les dépenses
de l’Etat.

Bien qu’il ait dû consentir à de faibles hausses d’impôts (sur les sociétés d’autoroutes
et sur les aéroports), le gouvernement ne tient toujours pas compte des enjeux liés
à la lutte contre l’optimisation et l’évasion fiscale, à la fiscalité du patrimoine ou
encore à la conditionnalité des aides aux entreprises. Mieux, il prétend lutter contre
la fraude fiscale, en continuant à réduire les moyens humains et financiers des
services concernés, les emplois prétendument créés relevant de redéploiement et
non de créations nettes.

Force est de constater pourtant que les baisses d’impôts réalisées ont fragilisé les
finances publiques sans pour autant avoir eu d’impact économique véritablement
significatif. Au prétexte de réduction du déficit, ce projet de budget 2024 s’annonce
donc comme la première étape d’une révision profonde des missions de l’Etat et du
périmètre de l’action publique. La mise en œuvre de ce programme serait dictée par
la double menace des marchés financiers et des règles budgétaires européennes,
dont la clause dérogatoire sera levée en 2024.

Revalorisation des retraites et des pensions au 01/01/2024 : le compte n’y est pas !

L’UCR FO prend acte de l’annonce du gouvernement de revaloriser les retraites et les pensions de 5,2% au 1er janvier 2024.

Il n’en reste pas moins qu’on est encore loin du compte au regard des pertes de pouvoir d’achat subies par les retraités depuis des années.

Rappelons que celles-ci s’élevaient sur les 7 dernières années au 1/07/2023 à 8,4% en moyenne et jusqu’à 10,2% (soit l’équivalent de 2,5 mois de pension) pour les retraités ayant subi l’augmentation de la CSG.

Ajoutons qu’avec la hausse du coût de l’énergie et des carburants, la hausse programmée des complémentaires santé, l’augmentation des franchises sur les médicaments, les 5,2% d’augmentation seront loin de couvrir ces hausses.

Aussi, plus que jamais, l’UCR FO appelle les retraités à signer et à faire signer la pétition du groupe des 9 exigeant 10% d’augmentation des pensions et des retraites tout de suite et à participer le 24 octobre aux rassemblements devant les préfectures en province et devant Matignon à Paris.

Les bourses du travail : indispensables à l’exercice des libertés syndicales !

Une nouvelle fois, des unions départementales sont menacées de quitter les locaux qu’elles occupent dans les Bourses du Travail. C’est aujourd’hui le cas à Epinal dans les Vosges (88) où le bâtiment nécessiterait selon la Mairie de trop lourds travaux de rénovation.

Cette annonce est inacceptable, les Bourses du Travail sont des lieux indispensables pour les travailleurs et leurs syndicats, qui leur permettent de s’y regrouper, de discuter, de se former.

Déloger nos unions départementales des Bourses du Travail, c’est fragiliser la défense des salariés, affaiblir l’activité syndicale et les libertés syndicales.

La confédération apporte son soutien plein et entier à son union départementale des Vosges dans son combat pour préserver la Bourse du Travail d’Epinal.

La confédération apporte également tout son soutien à son union départementale du Tarn et Garonne (82), menacée elle aussi d’être délogée, dans ses démarches auprès de la mairie de Montauban pour conserver les locaux qui lui sont mis à disposition.